vendredi, 24 mai 2013

Un pas vers l'éternité...

Nous connaissons cet épisode de la vie de sainte Thérèse de Lisieux qui, pourtant bien malade, se levait, un peu, et se forçait à faire quelques pas: «Je marche pour un missionnaire», disait-elle. Ses préoccupations étaient de soutenir l’effort apostolique du missionnaire, afin qu’il gagnât des âmes au Christ. Son cœur était orienté vers l’éternité dans laquelle elle se préparait à entrer, mais en y amenant le plus d’âmes possibles.

Marcher pour un missionnaire, se priver, de tel plaisir, de telle friandise, de tel spectacle, de telle lecture, bref de tout ce qui peut flatter, satisfaire, notre égoïsme, pour un agonisant, pour un foyer en difficulté, pour un malade, pour un jeune en perdition, ou en réparation de nos péchés, de ceux de nos parents, enfants, amis, du monde, tout cela est forcément agréé de Dieu, puisque c’est une manifestation la plus haute de la charité, son but étant le salut éternel des âmes.

L’Histoire le racontera, lorsque l’Église aura retrouvé son unité, les pastoureaux de Fatima auront pratiqué, d’une façon héroïque, dépassant la mesure de leur générosité naturelle, cet apostolat caché du don de soi, dont la fin est de gagner des âmes au Christ.

N’hésitez pas à prendre François et Jacinthe pour compagnons. Vous le verrez, ils allègeront votre fardeau; certes, ils vous en laisseront la part que Dieu veut que vous portiez, mais ils seront là! vous encourageant par leurs inspirations, par l’exemple de leur générosité, qui les a toujours poussés, plus loin, sur le pénible chemin du sacrifice, par amour du Cœur Immaculé de Marie et des âmes.

Ces enfants sont les guides que la Providence donne, aujourd’hui, à l’humanité égarée, pour la conduire vers cette ère nouvelle qu’inaugurera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Ces enfants sont les guides que l’Église offre, aujourd’hui, à ses fils et à ses filles, afin qu’ils les entraînent vers ce “Refuge, et ce Chemin qui les conduira jusqu’à Dieu”.

Nous sommes sur la terre uniquement pour gagner le Ciel, en le faisant gagner aux autres.

jeudi, 23 mai 2013

Jusqu'où?...

La mobilisation se fait pour la manifestation de dimanche 26 mai; il se peut qu'elle soit importante. Mais après, que se passera-t-il? Certains préconisent de poursuivre des rassemblements sporadiques.

 D'aucuns se réjouissent que, de telles assemblées, ne sorte pas un chef qui donnerait une impulsion  au mouvement. Il me semble, au contraire, qu 'il faut le déplorer, car on risque d'aboutir à un manque d'unité. Mais là n'est pas mon propos.

Ce que je veux souligner ici, c'est qu'il faut donner une force spirituelle à ce soulèvement contre une loi inique; et cette force spirituelle peut lui être insufflée par chaque croyant, par chacun de nous. Rappelez-vous cette célèbre parole de Jeanne d'Arc: "Les hommes d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire". Il faut donc que ceux qui seront dans les rues, dimanche, soient soutenus par la puissance de la prière, de notre prière; que ce soit l' Esprit-Saint qui éclaire leur action, lui donne un sens, une orientation vers les "affaires  du Père".

Sinon, ce sera le triomphe des forces du Mal, avec ses cruelles conséquences, les persécutions déclarées des chrétiens. Et jusqu' où pourront aller celles-ci?...

mardi, 21 mai 2013

Des exilés...

L'actualité ne contient pratiquement que des tristes nouvelles, les jours se succèdent apportant, chacun, un peu plus de misère, de fléaux, de maux... Et dire qu'après tant d'années nourries d'idéologies perverses, et les désordres abominables qu'elles ont engendrées, il y en a encore qui croient à l'instauration du paradis sur terre!

Certes, nous sommes faits pour le bonheur, mais notre nature blessée mortellement par la chute de nos premiers parents ne peut plus, par elle-même, parvenir à cet état heureux auquel, profondément, elle aspire. Oui, nous sommes vraiment des dieux qui nous souvenons du Ciel! Nous sommes des exilés sur une terre étrangère. Ne nous étonnons pas qu'il y ait tant d'angoisse, tant de tristesse, de désespoir, de suicides  chez nos frères les hommes, nous voulons rassasier notre faim de bonheur avec une nourriture qui lui est étrangère.

L’homme se laisse facilement séduire par les choses de ce monde au point d’en arriver à oublier Dieu et sa propre destinée éternelle. Perdant le sens de son existence terrestre, il cherche à se procurer tout le bonheur possible, bien souvent sans se soucier de plaire à Dieu en observant ses commandements. Il en vient alors à vivre sans foi, ni loi, oubliant les conséquences dramatiques, voire tragiques de sa folle inconscience.

«Celui qui croit et sera baptisé sera sauvé. Celui qui ne croit pas sera condamné» (Marc 16/16). Ces paroles sont celles de Dieu; on ne peut les prendre à la légère sous prétexte que les temps ont changé, car la parole de Dieu, elle, ne change pas. Ce que Jésus a prononcé, de son temps, est prononcé aujourd’hui même, car cette parole est une parole vivante, jusqu’à la fin des siècles.

De nos jours, il est de bon ton de ne plus parler de l’enfer, mais de s’éterniser sur la Miséricorde Divine, au point que maintenant plus personne ne serait damné. Ouvrons l’ Évangile, et nous verrons combien de fois le Christ parle de ce lieu infernal. «Si ton œil te scandalise, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux qu’un de tes membres périsse plutôt que tout ton corps soit jeté en enfer» (Matthieu 5/29). «Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais qui n’ont pas de pouvoir sur l’âme. Craignez bien plutôt celui qui peut précipiter le corps et l’âme en enfer».(Matthieu 10/28).

«Si les hommes savaient ce qu’est l’Éternité, ils feraient tout pour changer de vie» a déclaré la petite Jacinthe de Fatima. Souvenons-nous qu’elle avait eu la vision insoutenable de l’enfer.