samedi, 19 mai 2012

Le Maître-Mot...

     Le  maître-mot  de notre vie  chrétienne est: Confiance. Qui oserait nier que c’est leur confiance, uniquement leur confiance, qui a fait les saints? Leur enseignement et leur exemple en témoignent, à chaque page du livre de leur vie.

     Bien sûr, la confiance n’est pas affaire de sentiment; elle n’est pas le fruit de notre sensibilité, qui, lorsqu’elle n’est pas contrôlée, fait tant de ravages, surtout dans le domaine spirituel. La confiance naît de notre foi; foi en la parole de Dieu, toujours vivante et actuelle; foi dans l’enseignement de l’Église toujours le même, foi en la présence de Jésus dans la sainte Hostie, foi dans l’amour de Dieu...

     C’est Saint Vincent de Paul qui nous prie de "ne pas enjamber la Providence", de marcher "au pas de Dieu", c’est-à-dire de ne pas précipiter les événements, de recevoir les choses telles qu’elles nous viennent, car elles nous viennent de Dieu. C’est Saint Alphonse de Liguori qui enseigne qu’il nous faut voir la volonté de Dieu en tout, même dans le mal; certes, écrit-il, Dieu ne veut pas le mal, mais il le permet, parce que, du mal, il tire un plus grand bien. C’est le saint Curé d’Ars qui morigène ses paroissiens: «Que voulez-vous que le bon Dieu vous donne, quand vous ne comptez que sur votre travail et pour rien sur lui? … Hélas! Vous ne connaissez pas les ressources de la Providence pour celui qui se confie en elle». C’est Sainte Bernadette, malade, qui répond à une religieuse s’étonnant de la voir si bien prendre les remèdes et la nourriture qu’on lui apportait: «Le bon Dieu me l’envoie, il faut bien que je le prenne». C’est Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui écrit: «De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même Notre-Seigneur s’occupe aussi particulièrement de chaque âme…; et comme dans la nature toutes les saisons sont arrangées de manière à faire éclore au jour marqué la plus humble pâquerette, de même tout correspond au bien de chaque âme». C’est Sainte Faustine qui se réjouit: «Ô vie grise et monotone, que de trésors tu recèles. Aucune heure ne ressemble à une autre, car la grisaille et la monotonie disparaissent quand je regarde tout avec l’œil de la foi. La grâce qui m’est donnée à cette heure-ci ne se répétera pas à une autre. Elle me sera donnée à la seconde heure, mais ce ne sera plus la même. Le temps passe et ne revient jamais. Ce qu’il contient ne changera jamais, il est scellé du sceau pour les siècles».

    Ces saints, et tous les autres, ont rayonné une totale confiance en Dieu, parce qu’ils croyaient et vivaient selon ce que leur enseignait leur foi. Il en est de même pour nous, à partir du jour où nous devenons des croyants.

vendredi, 18 mai 2012

De quoi serviront ces regrets?

Les cheveux de notre tête sont tous comptés (Matthieu 10/30), à fortiori les jours de notre existence le sont-ils aussi. Combien nous en reste-t-il? Combien, parmi ceux qui se sont écoulés, l’ont-ils été pour la gloire de Dieu,  combien pour l’amour de nous-mêmes? Si nous pouvions mettre les uns et les autres dans les plateaux d’une même balance, lequel de ces plateaux fléchirait-il?

Alors, que faisons-nous de ces jours qui nous restent à vivre? Nous pouvons, et nous devons, les employer à expier nos péchés, ceux de notre prochain; à réparer aussi le mal que nous avons causé à ce prochain. La meilleure façon d’atteindre ces deux objectifs, c’est, de "suivre la voie de l’amour, non pas comme sentiment, mais comme service aux autres, dans la charité du Christ" (Benoît XVI).

Pensons-y bien, le passé n’existe plus qu’à l’état de souvenirs, sur lesquels nous n’avons aucune emprise; l’avenir ne se trouve pas encore en notre possession; seul le présent est à nous; nous avons le pouvoir de l’utiliser, soit, égoïstement, à notre profit, soit, dans l’oubli de nous-mêmes, au service de Dieu et de notre prochain.

Combien, parmi ceux qui se disent chrétiens, soupçonnent l’immense trésor qu’il peuvent se constituer pour la vie éternelle? Combien  savent qu’ils sont un membre  du Christ, qui contribue, s'il le veut, avec lui à la Rédemption du monde grâce à cette merveilleuse "trouvaille" providentielle qu’est la Communion des Saints.

Nous pouvons acquérir une énorme richesse, mais nous la dédaignons, au profit de satisfactions trompeuses, qui, pourtant, à chaque fois, nous laissent déçus, appauvris... Essayons, un peu, de nous mettre à la place d’un mourant qui aura passé de longues années en ce monde, sans se soucier beaucoup de son Dieu. Perdue, se dira-t-il, toute ma vie! Perdu, tout ce temps employé au service de mes appétits restés inassouvis! Mais, dites-moi, de quoi lui serviront ces regrets?

jeudi, 17 mai 2012

Pourquoi cherchez-vous?...

On voit les gens  dévorés par leurs affaires, elles mangent  tout leur temps, absorbent leurs pensées , leur créent des soucis, nourrissent leur cœur des choses de la terre: argent, travail, santé, loisirs, retraite, etc… Bien sûr, tout cela fait partie de l’existence quotidienne, et fou, serait celui qui voudrait s’en affranchir.

Cet affairement, tout légitime qu’il puisse être, ne devrait pas étouffer l’aspiration qui est au plus profond de l’être humain, la recherche du bonheur. Combien sont-ils ceux qui, au milieu de la multiplicité de leurs occupations, s’emploient véritablement à cette recherche? Combien sont-ils, en ce jour de l'Ascension, à avoir levé  leur regard vers le Ciel, où Jésus est parti nous préparer une place. Certes, tous les humains s’activent à satisfaire leurs besoins vitaux qui vont leur assurer un certain bien-être. Mais est-ce cela le bonheur qui leur permettra de s’épanouir, et de vivre  en paix avec eux-mêmes? Celui-ci ne leur apporte pas la plénitude, il a une fin, alors qu’ils se sentent faits pour vivre toujours. Ils n’ont pas entendu la question qui donnerait le sens à leur vie: «Pourquoi cherchez-vous, parmi les morts, Celui qui est vivants?» (Luc 24/5).

La vie des pastoureaux nous est une leçon qui nous explique que nous pouvons, par une vie chrétienne authentique, aider nos frères à trouver Celui qui est vivant.