jeudi, 27 novembre 2014

Un autre anniversaire...

Les violeurs de la loi de Dieu s'efforcent de donner un grand éclat aux 40 ans qui marquent l'entrée de madame Veil dans la bataille en faveur de l'avortement, s'enfonçant dans le péché inexorablemt, semble-t-il. Le Veau d'or est toujours debout! 

Il est un autre anniversaire pour les fils de la Lumière. Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge se montre à la sœur Catherine Labouré, elle est debout, les pieds sur un globe terrestre, sous lesquels se tord un serpent. Entre ses mains, elle présente, comme pour l’offrir, un globe plus petit, surmonté d’une croix d’or. Ce globe, dit-elle, représente le monde, spécialement la France et chaque personne, en particulier. Puis, la vision se transforme, la Vierge a les mains étendues, de ses doigts, jaillissent des diamants aux éclats étincelants, se répandant de tous côtés, symbolisant les grâces qu’elle répand… Une voix se fait entendre: «Faites frapper une médaille selon cette image.»

Alors, se forme, tout autour de la Vierge, un ovale sur lequel apparaît l’inscription: "Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous!" Ce tableau se retourne, puis se dessine, alors, la lettre M, entrelaçant une Croix entre ses bras, et, au-dessous, deux Cœurs, celui de Jésus, couronné d’épines, celui de Marie, transpercé d’un glaive… La médaille est frappée en 1832. C’est le début de sa prodigieuse "aventure": elle répand une profusion de grâces, déclenche de nombreux miracles.

Cette intervention de la Vierge Marie, ouvre une ère mariale exceptionnelle. Elle connaîtra un développement dans les apparitions qui suivront, notamment celles de Lourdes, et de Fatima.

Relativement à cette dernière, trois éléments de la médaille sollicitent notre attention. Le premier, c’est le serpent qui se tord sous les pieds de l’Immaculée, en référence au verset de la Genèse (3/15), illustration de la promesse de Fatima: «Finalement, mon Cœur Immaculé triomphera.»

Le deuxième réside en ceci: la "Sans Tache", la "Toute Pure" abaisse ses mains de lumière ouvertes vers la terre; elle estMédiatrice de toutes les grâces. À Fatima, elles les projette sur l’astre solaire, y reflétant sa propre lumière: elle est Reine de l’univers. C’est la manifestation d’un même pouvoir.

Le troisième élément se rapporte aux deux cœurs. Jésus a déclaré à sœur Lucie: «Je veux que le Cœur de ma Mère soit honoré avec le Mien.»

Revêtons-nous de l’Image de Marie, portons-la, surtout, au nom et à la place de ceux qui ne la portent pas. Sous sa protection, invoquons notre Mère avec confiance: «Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous!» Nous sommes sûrs d'être entendus, comme nous sommes sûrs de l'inévitable et écrasante défaite des ennemis de Dieu et de ses commandements.

mardi, 25 novembre 2014

A l'ultime moment...

La télévision nous montre des foules immenses dans les stades, dans les manifestations, dans les centres commerciaux. Il n'est pas possible qu'elles ne soient pas hantées, au moins pour la plupart,  par le problème de la mort. Pourquoi vivre, si c'est pour mourir? La vie, alors, est une absurdité. Pourquoi tant de larmes, de sanglots, de chagrins, tant de souffrances, si tout cela ne sert à rien? On comprend pourquoi, devant une telle question qui n'obtient aucune réponse, devant une telle désespérance, certains ne peuvent pas tenir, et se suicident.

En revanche, on peut constater aisément comme tout cela est changé, quand on le regarde à la lumière de la foi, car on y découvre un sens. Le pape Paul VI l'explique ainsi: "Chrétiens, nous savons que les faits qui tissent quotidiennement notre vie personnelle et la vie du monde entier ne sont pas que de simples coïncidences fortuites, due à l'arbitraire d'un destin aveugle et inexorable. Nous savons qu'ils constituent la trame d'un dessein mystérieux, à nous encore incomplètement dévoilé, mais par lequel Dieu, à chaque instant, nous rejoint, nous interpelle et nous sollicite au salut. Ceci nous incite à une acceptation généreuse et joyeuse de tous les événements".

Bien sûr, cette vision des choses ne supprime pas la souffrance, ni le mal, mais elle les explique, et dévoilant leur sens, les transcende en les rendant fécondes pour le Royaume. La Miséricorde divine est toujours à l’œuvre, et nul ne sait ce qui se passe à l’ultime instant où l’âme s’apprête à se séparer du corps. Nul ne sait quel trésor de grâces s’amoncelle, peut-être, sur un mourant qui aura refusé Dieu toute sa vie, et qui, expirant son dernier souffle, se tournera vers lui, parce que quelqu’un aura prié pour la conversion des pécheurs. C’est pourquoi la Vierge Marie a demandé, à Lourdes, à Fatima, de prier pour les pécheurs. 

vendredi, 21 novembre 2014

Rien ne doit compter...

Le Ciel et l’Église se réjouissent, aujourd’hui, en la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple. C’est aussi une occasion, pour nous, de renouveler notre confiance à l’égard de notre Mère céleste, toujours attentive à nous fournir son aide, dans notre chemin vers l’éternité Ce qu’elle a promis à Lucie, nous l’est aussi: «Mon Cœur sera ton refuge, et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.» C’est à cette fin, qu’elle nous propose la célébration des cinq premiers samedis du mois.

La pratique de cette dévotion répratrice est une garantie de salut pour ceux qui s’y adonnent. La chose la plus étonnante, c’est, bien sûr, l’incroyable promesse faite par Notre-Dame: “À tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi...” accompliront toutes les conditions requises, “je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au salut de leur âme.

La Très Sainte Vierge accorde, avec une largesse incommensurable, la grâce des grâces, la plus sublime de toutes, celle de la persévérance finale. Et la promesse est sans exclusive, sans restriction aucune: “À tous ceux qui..., je promets”.

La disproportion entre cette “petite dévotion”, ainsi que l’a nommée Lucie, et la grâce immense qui y est attachée nous révèle la puissance, quasi sans limite, de l’intercession de la Vierge Marie en faveur du salut des âmes. “La grande promesse, écrit le Père Alonso, n’est rien d’autre qu’une nouvelle manifestation de cet amour de complaisance de la Sainte Trinité envers la Vierge Marie. Pour celui qui comprend une telle chose, il est facile d’admettre qu’à d’humbles pratiques soient attachées d’aussi merveilleuses promesses. Il se livre alors filialement à elles, d’un cœur simple et confiant envers la Vierge Marie”.

On peut dire, en toute vérité, que le premier fruit de la communion réparatrice, c’est le propre salut de celui qui la pratiquera. Ne mettons pas de bornes à la miséricore divine, et retenons, à la lettre, la promesse de la Sainte Vierge. Quiconque aura rempli toutes les conditions voulues peut être sûr d’obtenir, au moins à l’instant de sa mort, les grâces nécessaires de contrition parfaite pour obtenir le pardon de Dieu.

Mais il y a encore beaucoup plus dans cette promesse, c’est la condition de salut pour le monde, car nous pouvons accomplir cette dévotion, au nom et à la place des autres. La pensée missionnaire est partout présente dans la spiritualité de Fatima. La dévotion réparatrice nous est proposée aussi comme moyen de convertir les pécheurs qui sont en plus grand danger de se perdre, et comme une intercession très efficace pour obtenir du Cœur Immaculé de Marie la paix du monde.

Quand nous regardons autour de nous, nous voyons des foules immenses qui  s’en vont, insouciantes, sur cette voie large, spacieuse,qui conduit à la perdition, ainsi que le déclare Jésus (Matthieu 7/13). Notre-Dame de Fatima ne fait que rappeler cette triste réalité, ”Beaucoup d’âmes vont en enfer...”; mais, en même temps, elle nous offre un moyen facile de les arracher à la damnation éternelle: la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois.

Rien, ici-bas, ne doit compter plus que notre salut éternel et celui de nos frères.