vendredi, 04 décembre 2009

Descentes dans l'enfer

Les enfants de Fatima ne furent pas les seuls à être gratifiés d’une vision de l’enfer, Sainte Thérèse d’Avila, la bienheureuse Maria Taïgi, la vénérable Marie d’Agréda, et d’autres saints, dom Bosco par exemple, Sœur Faustine, des mystiques aussi, connurent, également, le spectacle, ou l’épreuve, des peines infernales. Le témoignage le plus impressionnant est, peut-être, celui de sœur Josefa MENENDEZ, dans le livre, préfacé par le futur Pie XII, “Un Appel à l’Amour (Éditions de l’Apostolat de la Prière). On y apprend ceci: Dieu permit que, plus de cent fois, le démon la fît descendre en enfer, pour de longues heures; elle y éprouva, à l’exception de la haine de Dieu, tous les tourments des damnés, dont elle était obligée d’entendre les confessions stériles.

L’expérimentation des douleurs de l’enfer, par cette religieuse, avait pour but d’empêcher la perte de beaucoup d’âmes; ses souffrances servaient d’expiation à leurs péchés, et de réparation pour les peines que ceux-ci avaient méritées. La Sainte Vierge lui expliqua, un jour, que ses descentes en enfer devaient stimuler sa générosité et son zèle pour le salut de beaucoup d’âmes, qu’elle pouvait obtenir grâce à ses sacrifices et à ses plus petites actions, et, ajoutait-elle: “la vue de ce nombre incalculable d’âmes emprisonnées pour toute l’éternité... de ces âmes dont pas une ne peut faire un seul acte d’amour!... doit t’exciter, toi qui peux aimer! à faire monter sans cesse l’écho constant de ton amour, pour couvrir la clameur de ce blasphème sans fin”.

Merveilleuse communion des saints! Mais, surtout, grand mystère que celui de l’Amour! mystère de l’infinie Miséricorde, qui se heurte, pourtant, et pour toujours, au refus de l’orgueil humain! Pour toujours!…

Sœur Faustine, “jetée dans les gouffres de l’enfer”, ainsi qu’elle l’écrit dans son Petit Journal, déclare: “Moi, Sœur Faustine, par ordre de Dieu, j’ai été dans les gouffres de l’enfer, pour en parler aux âmes et témoigner que l’enfer existe… Je ne pouvais apaiser ma terreur de ce que les âmes y souffrent...” Elle ajoute que bien des âmes sont dans l’enfer, pour n’avoir pas cru à l’existence de celui-ci.

Ces différentes descentes en enfer sont destinées à conforter la foi dans les vérités qui concernent l’au-delà, vérités de la doctrine catholique, vérités qui semblent étranges à des esprits qui n’en sont pas ou plus nourris; vérités que la Mère de Dieu est venue rappeler à Fatima, en même temps qu’elle s’engageait à faire échec à l’enfer, en faveur de qui se consacrerait à son Cœur Immaculé, "refuge et chemin qui conduit jusqu’à Dieu".

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie est le barrage sur la route de l’enfer.

Aujourd’hui, premier vendredi du mois, honorons la Passion de notre Sauveur! Vénérons son Précieux Sang qu’il aura inutilement versé pour les âmes damnées. Réparons!

jeudi, 03 décembre 2009

L'ardente supplication

L’ardente supplication de Notre-Dame du Rosaire, dans le ciel de Fatima, le 13 octobre 1917: « Que les hommes cessent d’offenser Dieu, qui est, déjà, tellement offensé!» n’a pas été entendue. Leurs péchés n’ont cessé de s’amonceler, ceux des nations, ceux du monde. La Miséricorde de Dieu aura un terme; elle s’effacera devant sa Justice.

C’est pourquoi, avant que ne lève ce jour redoutable, notre Père des Cieux nous presse. Il dit à chacun de ceux qui se reconnaissent ses enfants, dans son Fils Jésus-Christ, la même chose qu’à Catherine de Sienne, dans le Dialogue: «Prie-moi, supplie-moi, afin que je fasse miséricorde aux âmes!»

Ailleurs, notre Père céleste se plaint: «Tout procède de l’amour, tout est ordonné au salut de l’homme. Dieu ne fait rien que dans ce but… Comme ils sont aveuglés par l’amour d’eux-mêmes, ceux qui se scandalisent, se révoltent de ce qui leur arrive! … Ils prennent en mal et croient voulu pour leur perte, pour leur ruine et en haine d’eux, ce que je fais par amour et pour leur bien. Pourquoi donc murmurent-ils contre moi? Parce qu’ils n’ont pas mis leur espérance en moi, mais en eux-mêmes; dès lors, pour eux, tout devient ténèbres… Ils haïssent donc ce qu’ils devraient vénérer, et, dans leur orgueil, ils veulent juger mes jugements secrets qui sont la droiture même…»

C’est bien cette conduite du Père, dans tous les événements de la vie, que la Vierge Marie veut enseigner aux trois enfants de Fatima, quand elle leur pose cette question: «Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs?» On retrouve cette prière de supplication demandée à sainte Catherine: «Prie-moi, supplie-moi, afin que je fasse miséricorde aux âmes!»

Cet écrit de Charles de Foucauld, qui, dans les dédales de son existence, avait si bien expérimenté la conduite du Père, souligne l‘action de la Providence dans nos vies. «La paix, la sérénité, la confiance, le contentement de tout, la perpétuelle bénédiction et action de grâces sont un des premiers effets, un effet nécessaire de la foi… Que nous apprend la foi? "Tout ce qui arrive, arrive par la permission ou la volonté de Dieu. Tout ce qui arrive, Dieu voit, sait que cela arrive et volontairement il le fait ou le laisse arriver… Dieu nous aime: il consent que ceci, que cela arrive. Tout ce qui arrive, arrive pour le bien des élus. Pas un cheveu ne tombe de notre tête sans la volonté de Dieu… Cherchons Dieu et sa justice, tout le reste nous sera donné par surcroît." Celui qui croit en Dieu, qui croit en Jésus-Christ, croit cela, et bien d’autres vérités aussi consolantes. Comment le trouble entrerait-il dans l’âme fondée sur cette foi?» (Écrits spirituels).

Enracinés ainsi dans la foi, ne craignons pas ce qui pourrait nous arriver: notre souci ne doit-il pas être de vivre seulement pour la gloire de Dieu, qui nous invite à collaborer à son œuvre du salut des hommes?

mercredi, 02 décembre 2009

Le grand scandale!

      C'est celui que les Suisses ont causé par leur refus de la construction de minarets. Nos élites politiques et les médias sont dans tous leurs états. On a même entendu dire qu'il ne faudrait pas recourir au référendum pour des sujets fondamentaux, tel celui qui vient de se dérouler.. C'est la démocratie!...

      Ce refus ne serait-il pas le grain de sable qui va bloquer la machine de la pensée unique, comme les grèves des ouvriers polonais furent les fissures annonciatrices de l'éclatement du bloc soviétique? L'avenir le dira... Il appartient à Dieu.

      En réalité, la campagne à laquelle nous assistons de l'alignement de l'opinion générale sur celle que nous fabriquent la plupart des journalistes "à la botte", n'est qu'une lutte, plus ou moins consciente, plus ou moins ouverte, contre l'Église catholique, fondée par Jésus-Christ, contre Jésus-Christ lui-même. Lutte menée par qui? Par les puissances de l'Enfer, qui trouvent leurs alliés, d'abord, parmi ceux qui, ouvertement, se révoltent contre Dieu et l'ordre qu'il a établi, et aussi, pour la plus grande part, probablement, au milieu des ignorants. «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font!» (Luc 23/34).

      Mais que penser, lorsque la complaisance avec l'ennemi s'affiche au sein de l'Église, par quelques-uns de ceux qui en ont été institués pasteurs? Pascal a écrit que Jésus sera en agonie jusqu'à la fin du monde, parce que, jusqu'à la fin du monde, il y aura des Judas qui renieront leur Maître. C'est l'un de ces mystères sur l'inutilité du sang versé par notre Rédempteur. Sur le scandale, le vrai, celui du refus de la liberté humaine, du don de Dieu, du don de Jésus-Christ, et de son Évangile.

     C'est toujours le même refus: «Je ne servirai pas!», le refus du serpent orgueilleux. Il se perpétue dans sa descendance, dont on entend les clameurs venues jusqu'à nous, porteuses d'une haine implacable, si glaciale!

      Dans quelques semaines, nous fêterons la naissance de notre Sauveur au milieu de nous,  ce don de Dieu: «Je suis venu pour qu'ils aient la vie, et qu'ils l'aient en abondance» (Jean 10/10). En recevant Jésus, nous recevons sa Vie, sa Vérité, la Voie qui nous conduit au Père, par l'accomplissement de sa Volonté, que nous apporte chaque moment présent. "Chaque moment amène un devoir qu'il faut remplir avec fidélité... La vertu du Très-Haut couvrit Marie de son ombre et cette ombre n'était que ce que chaque moment présentait de devoirs, d'attraits, de croix. Ce ne sont, en effet, que des ombres comme celles auxquelles nous donnons ce nom dans l'ordre de la nature et qui se répandent sur des objets sensibles comme un voile qui nous les cache; celles-ci, dans l'ordre moral et surnaturel, sous leurs obscures apparences, recèlent la vérité du divin vouloir..." (L'ABANDON À LA PROVIDENCE DIVINE - Père de CAUSSADE. - Desclée de Brouwer).

         Quelle richesse et quelle force pour notre foi, de savoir que Dieu s'occupe ainsi de nous à tout moment! mais pas forcément de la façon qui contenterait notre sensibilité.