jeudi, 05 novembre 2009
Le signe de contradiction...
C’est la croix! On le voit bien avec la polémique qui se déroule, en Italie, autour du crucifix.
En réalité, c’est le Christ qui est signe de contradiction, signe annoncé par Syméon (Luc 2/34), lors de la présentation de l’Enfant Jésus au Temple. La croix n’est un symbole que dans la mesure où elle se réfère au Christ, que dans la mesure où elle porte le supplicié. C’est en cela qu’elle est acceptée, ou rejetée.
Mais qu’il le veuille ou non, l’homme est confronté à la contradiction, à la croix, tous les jours de sa vie; on pourrait même ajouter, à chaque instant. À tout moment, en effet, quoi qu’il fasse, il lui faut choisir: la plupart du temps, en suivant, instinctivement, la pente naturelle de l’amour de soi, mais il n’est jamais pleinement satisfait; en d’autres cas, lorsque la nécessité l’y oblige, en prenant une décision contraire à son inclination.
La croix, c’est la jonction de l’horizontal et du vertical. Jésus nous a avertis: «Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.» (Luc 9/23). C’est dans le renoncement que réside la croix, là où l’horizontalité de notre volonté est "barrée" par la verticalité de la volonté de Dieu.
À chaque fois que nous renonçons à notre volonté propre pour adhérer à celle de Dieu, nous nous arrachons aux satisfactions de la nature humaine, et nous nous élevons, entrons dans l’attraction du Crucifié. «Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi» (Jean 12/32).
Approfondissons ces réflexions, par celles que nous livre une mystique: «Si votre pèlerinage terrestre est ponctué par les stations de la voie douloureuse que Jésus Lui-Même a suivie, vous savez, aussi, que cela vous permet de voguer vers le rivage de l’éternelle lumière et de la joie sans fin. Il faut souffrir et mourir avec le Christ pour vivre avec lui. Les joies que vous éprouvez peuvent vous tromper, mais les croix, jamais. Elles sont si précieuses, si méritoires que votre Père Céleste ne veut pas vous en priver, mais au moment même où la peine vous frappe, paternellement, et en secret, Il vous parle au cœur, Il en fait le Siège et, si vous vous ouvrez à sa grâce, Il fera jaillir de vos lèvres un cri de résignation et de foi en son Amour, où éclate sa gloire.
Si Dieu vous fait souffrir, soyez persuadés qu’Il vous aime. Il n’y aura qu’au Ciel que vous comprendrez le prix de la souffrance.
Voudriez-vous suivre un chemin autre que celui de Jésus Crucifié? Souvenez-vous que, sur le point d’expirer, Il jeta un grand cri: c’était pour appeler tous les hommes au pied de la Croix, pour leur dire comment on aime et comment, eux aussi, doivent pratiquer la charité et accepter la souffrance. Aimez la souffrance comme une amie: elle efface les fautes».
Contact: la.capelinha@orange.fr
06:00 Publié dans Vie chrétiene | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croix, cricifix, signe, contradiction, souffrance





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