samedi, 07 janvier 2012

Une étoile...

L’étoile qui a guidé les Rois mages est le symbole de la foi, ou, plus exactement, de la confiance qui doit conduire notre vie chrétienne. C’est cette étoile qui pourra guider nos pas au cours de notre voyage, ici-bas; qui stimulera notre volonté pour demeurer fidèles, ou pour nous relever si nous avons failli. «C’est la confiance, rien que la confiance, qui doit nous conduire à l’Amour», écrit Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à sa sœur, Marie du Sacré-Cœur.

N’oublions pas que c’est au plus profond de la nuit que se voient les étoiles. C’est donc aussi dans la nuit de la foi, au cœur de ténèbres, parfois, que doit briller notre confiance.  Quoi de plus réconfortant que de nous livrer, les yeux fermés, au Cœur Miséricordieux de Jésus?

Ses Voies ne sont pas nos voies, ni ses Pensées, nos pensées. Pour mieux montrer que tout vient de lui seul, il choisit des instruments faibles qui paraissent humainement inaptes à l’œuvre qu’il projette. Il fait éclater sa force dans leur faiblesse. "Il n’a cherché, dit Saint Paul, pour établir son Église, ni les savants, ni les grands du monde". On aurait pu attribuer à leur talent ou à leur prestige la rapide diffusion du christianisme… Il choisit des ignorants, des pauvres, faisant partie du petit peuple, et il en fait ses vases d’élection. Et pour que la grandeur de leur mission ne les éblouisse pas, et ne les induise pas en tentation d’orgueil, il se plaît à les mettre sans cesse en face de leur néant, de leur misère native et leur faiblesse. Dans les âmes vraiment humbles seulement, ses dons sont en sécurité. Telle est la voie providentielle: c’est sur le rien que Dieu pose sa Gloire.

Voilà, pour nous, un immense réconfort: plus nous nous sentons misérables, incapables d’un acte de véritable amour, plus nous sommes invités à devenir des "porteurs" de la Gloire de Dieu, qui peut et veut s’approprier notre misère, si nous la lui abandonnons par nos efforts d’humilité, de confiance sans bornes. Plus nous expérimentons notre néant, ce rien, dénué de toute parcelle d’auréole, dépourvu de toute apparence de sainteté, peut-être même souvent aux prises avec le péché, plus nous sommes aptes aux transformations que l’Amour Miséricordieux opère dans les cœurs qui lui sont livrés. Mais tout est là: consentir à se laisser faire. Cette science de l’abandon au Cœur Miséricordieux de Jésus, nous pouvons l’apprendre de lui-même: "Apprenez de moi…" ( Matthieu 11/29). Avec sœur Faustine, disons-lui: «Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout».

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