mercredi, 24 mars 2010
Une poignante tristesse...
La campagne contre le célibat des prêtres ne s’arrête pas. On trouve sur internet des commentaires qui, malgré l’évidence, puisque 85 % des cas de pédophilie concerneraient des hommes mariés, imputent cette dérive sexuelle au célibat. Mais vous savez, comme moi, qu’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Il est inutile de discuter dans ces cas-là.
Non, si je parle encore de cette affaire, c’est pour souligner son caractère dramatique, diabolique. Pour les victimes d’abord, dont toute la vie aura peut-être été gâchée. Et leur sort éternel? Pour les auteurs de ces actes si graves, ils sont tombés des cieux, où leur caractère sacerdotal les faisait habiter, dans la fange du péché, dont le souvenir doit nourrir le ver insatiable du remords. Pour l’Église, enfin, dont le message va devenir inaudible pour combien de nos contemporains?
Ce qui est grave aussi, c’est qu’on traite de cette triste situation d’un seul point de vue humain: mariage pour éliminer la pédophilie. Le Saint-Père a clairement parlé de ces choses en les situant dans leur contexte sacerdotal, et proposant les moyens adaptés à la réparation ainsi qu’à la guérison. Nous devons l’en remercier; il a offert la seule solution qui convienne, à des maux spirituels, des remèdes spirituels. Mais faut-il encore avoir la foi!
Je ne peux m’empêcher, en évoquant ce si douloureux problème, de penser au jeune François de Fatima, qui, au cours de l’une des apparitions, vit Jésus au visage si triste, si triste! Il en fut marqué jusqu’à sa mort.
Cette tristesse était-elle celle de Jésus, pleurant sur Jérusalem? Ou encore, celle de son cri déchirant sur la croix: «Pourquoi m’as-tu abandonné?» Le même qu’il adresse aujourd’hui à ces prêtres infidèles: «Pourquoi m’avez-vous abandonné?» Ce cri qu’il nous adresse peut-être?
08:22 Publié dans La vie de l'Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pédophilie, prêtre, célibat, sacerdoce



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