mercredi, 22 juin 2011

"J'ai eu faim..."

Il y a des gens qui ont de l’argent, beaucoup d’argent, qui se comportent comme l’homme riche de l’évangile (Luc 16); il était vêtu de pourpre et de fin lin, et, chaque jour, menait joyeuse et brillante vie. On ne nous dit pas que, par ailleurs, il faisait le mal, mais l’auteur sacré précise qu’un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères, désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche. Lorsque celui-ci mourut, il fut livré aux tourments de l’enfer. Il n’avait prêté aucune attention au pauvre Lazare étendu à sa porte.

Dans la parabole du jugement dernier (Matthieu 25), Jésus déclare: «Venez, les bénis de mon Père, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger…»

Rien ne nous empêche de penser que cette faim n’est pas simplement celle des corps, mais bien celle des âmes. Celles-ci sont affamées de Dieu, qui les nourrira? L’ange venu visiter les trois pastoureaux les a ainsi exhortés: «De tout ce que vous pourrez, offrez un sacrifice au Seigneur, en acte de réparation et de supplication pour la conversion des pécheurs…Par dessus tout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra».

Voilà qui nous place dans la perspective chrétienne de l’aide que nous apportons au prochain, elle n’est pas forcément toujours un acte de charité, elle peut en rester au stade de la solidarité, si nous n’avons pas en vue l’amour de Dieu, lié à celui du prochain. Aimer son prochain, c’est d’abord, œuvrer pour son salut éternel. Ne croyons surtout pas que nous serons sauvés parce nous avons été bénévoles au sein de la Conférence Saint Vincent de Paul, du Secours Catholiques, des Restaurants du Cœur… Cela ne suffit pas à faire que ce soit des actes de charité! Il faut que notre motivation soit la recherche de l’amour de Dieu qui veut que tous hommes soient sauvés.

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